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L’Enfant qui savait tuer
Auteur : Matt Whyman
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Sonny, dit Shorty à cause de sa petite taille, habite à Medellin en Colombie, avec sa mère et son oncle. Il traîne dans les rues avec son meilleur ami Alberto. Alberto devient tueur à gages pour un trafiquant de drogue, obtenant ainsi un pistolet et un argent très convoités, mais vivant dans le malaise et la peur. Alberto disparaît bientôt, et Sonny prend sa place. C’est à son tour de se sentir puissant, et de se venger de son oncle qui maltraite sa mère.
L’Enfant qui savait tuer est un ouvrage comme on en rencontre peu, extrêmement brutal, réaliste et cynique. Le lecteur suit le narrateur Sonny et voit le monde qui l’entoure à travers le prisme de sa psychologie. Les sentiments de ce tout jeune garçon livré à lui-même sont basiques et intenses : amitié pour Alberto, amour pour la mère et la jolie Beatriz, haine envers l’oncle. Sonny a les réactions d’un animal sauvage, veut se sortir de la misère mais ne parvient pas à quitter les rues de son quartier… Le monde des adultes est esquissé, réduit à une pauvreté crasse ou une réussite idéalisée que Sonny ne vise d’ailleurs même pas. Moqué pour sa petitesse, il n’aspire qu’à se sentir en sécurité, aider sa mère et perpétuer la mémoire d’Alberto ; la dissuasion par la violence est le moyen le plus rapide. Le décor et les descriptions sont minimalistes, concentrés dans quelques détails (une voiture, le pistolet…) dans ce roman résolument noir. Le football, une religion dans le pays, serait bien le seul trait d’union entre tous les personnages, s’il n’était encore exprimé sous la forme d’un facteur d’exclusion : n’assistent aux matchs que les plus fortunés, les autres se contentent de la télévision ou des rumeurs aux portes du stade. L’écriture est aisée à lire, le récit linéaire ne se laisse pas prendre dans des considérations philosophiques pourtant faciles (un passage sur la vie et la mort, pages 119-120, est au contraire finement raconté). Cet ouvrage sobre et sans nuances sera apprécié par des lecteurs déjà matures.
Mon avis: bah franchement elle est tres bien ecrite cette critique. Ce livre est très bien écrit on le commence... on peut plus s'arrêter et j'pense que c'est ça qui fait qu'un livre est réussi. Si vous avez envie d'ouvrir les yeux pour voir une facette différente de notre monde (laquelle nous n'avons pas l'habitude de voir...) alors ouvrez ce livre et ne le refermez que lorsque vous l'aurez terminé.